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La formule 1 : une course à la sécurité

La Formule 1 n’est pas seulement une quête de la performance. En effet, au fil des années, la sécurité a elle aussi fait de grandes avancées. C’est ainsi que dans les années 1990, le système ABS (Anti Blocking System) a été mis au point suite aux recherches menées par les différentes écuries du plateau.

Le monde du sport automobile verra naître des évolutions majeures en termes de sécurité, notamment avec le HANS (Head And Neck Support), devenu obligatoire en Formule 1 en 2003, et qui est désormais utilisé dans de nombreuses disciplines. Ce système, accroché au casque du pilote, permet de maintenir la tête de celui-ci lors d’un impact, et de lui éviter le coup du lapin.

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Dernièrement, le système de Halo a été mis en place pour protéger la tête du pilote, en plaçant un arceau de sécurité autour de sa tête (cf. Qu’est ce que le Halo en Formule 1 et à quoi sert-il ?).

Le 17 Mars prochain débutera la saison 2019 de Formule 1. Outre les changements de réglementations techniques qui vont prendre effet pour cette nouvelle saison, la FIA (Fédération Internationale de l’Automobile) a décidé de mettre en place un nouveau moyen d’accroître la sécurité des pilotes. Il s’agit de gants biométriques qui auront pour but de transmettre en temps réel des informations capitales relatives à l’état de santé des pilotes.

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En effet, ceux-ci intégreront des capteurs permettant de déterminer le pouls du pilote ainsi que son taux d’oxygène dans le sang. L’objectif à terme est de pouvoir déterminer la température corporelle ainsi que le rythme respiratoire de celui-ci. Toutes ces informations seront transmises en temps réel à l’équipe médicale présente sur le circuit. Ces données seront capitales lors d’un crash par exemple, elles permettront à l’équipe d’intervention d’avoir des données sur l’état de santé du pilote avant même de pouvoir intervenir sur celui-ci. En effet, lors de gros accidents, le contact radio avec le pilote est souvent perdu, on ne connait donc pas forcément l’état du pilote.

Nous pouvons penser par exemple à l’accident subi par Fernando Alonso en 2016 à Melbourne où il a encaissé 46G au maximum du crash. La présence de ces capteurs aurait permis d’avoir un bilan de son état de santé de manière instantanée au moment de l’accident.

Fernando_Alonso_Crash_Melbourne_2016 Junior ESTACA Paris Saclay article sécurité

Dans le cas d’un accident où la voiture est totalement détruite, les gants biométriques doivent fonctionner en totale autonomie par rapport aux systèmes présents sur la voiture. Ceux-ci auront donc des batteries intégrées avec un système de charge par induction, ainsi qu’un système d’échange de données indépendant de celui de la voiture. Ainsi, les gants seront équipés d’un système Bluetooth amélioré avec une portée de 500m.

Ces données ne seront accessibles dans un premier temps qu’en piste par l’équipe médicale, et ne pourront être collectées par les équipes qu’au moment d’un passage au stand.

Le développement de ces capteurs a été rendu d’autant plus difficile qu’ils doivent être légers et qu’ils doivent être ignifugés pour respecter les normes de sécurité de la FIA. Les capteurs ne devraient donc pas mesurer plus de 3mm d’épaisseur et peser plus de 30g, ce qui est une prouesse technologique.

On peut donc conclure que la Formule 1 est un sport qui ne cesse de repousser les limites physiques, et qui met un point d’honneur à assurer la sécurité des pilotes engagés.

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